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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 19:28

                Premier stage en tant que 3ème année, et dernier stage de ma formation dans un service de suites de couches ! C'est-à-dire qu'après ces trois semaines, je suis censée pouvoir gérer les suites de couches comme une sage-femme, on y croit ? Pour replacer le cadre, il s'agit d'un service où j'ai déjà passé trois semaines en 1ère année, dont deux avec les infirmières et une avec les sages-femmes, et où j'ai fait plusieurs vacations cet été en tant qu'auxiliaire de puériculture, donc je connais bien les locaux, le fonctionnement, et une bonne partie du personnel, et ça c'est assez pratique pour être opérationnelle tout de suite.

                En suites de couches dans cette maternité, les sages-femmes sont chargées de la surveillance des accouchées mais aussi des bébés, ce qui n'est pas le cas partout, et c'est un vrai atout quand on est étudiant, je trouve. Ca permet d'avoir une prise en charge globale du couple mère-enfant, de s'impliquer plus dans l'allaitement, et de bosser un peu sa pédiatrie :) Le fonctionnement du service, je l'avais déjà raconté ici, sachant que maintenant il y a deux sages-femmes par jour et non trois (et que je garde le fiston de ma "sage-femme d'amour" depuis un an et demi, hihi).
                Sinon, qu'ai-je fait pendant trois semaines... J'ai fait les visites quotidiennes aux mamans, selon la sage-femme avec qui je travaillais c'était seule ou accompagnée, j'ai pu mener les discussions et faire les examens cliniques. Entre mes vacations d'auxiliaire de puer cet été, où, sans personne pour me surperviser, j'ai du m'appliquer dans les mises au sein et donner de bons conseils pour aider et rassurer les mères, et ce stage où j'ai confirmé tout ça, j'ai vraiment senti que j'avais "acquis" quelque chose vis-à-vis de l'allaitement maternel, que j'avais franchi un cap. Ca a longtemps été un truc flou pour moi, j'entendais mille conseils différents, parfois contradictoires, je ne me sentais pas sûre de moi et forcément ça ne pouvait pas le faire auprès des mères. Aujourd'hui je me sens à l'aise, je maîtrise à donf les mises au sein :D Du coup j'arrive à rassurer les mômans en leur montrant qu'elles peuvent y arriver, que ça marche, qu'on peut allaiter sans avoir mal... Et je sais quoi dire quand les seins sont tendus, âbimés... Je suis contente, j'ai l'impression d'avoir progressé et je me sens beaucoup plus autonome dans cette prise en charge.
                Pour ce qui est des examens cliniques, c'est assez redondant donc au bout du 4ème stage en suites de couches, c'est heureusement acquis. Les questions des mères sont souvent les mêmes également, et travailler auprès de sages-femmes différentes permet de prendre des conseils ici et là, de se faire sa propre idée au final, et de gagner en autonomie. On parle notamment beaucoup de contraception, c'est un sujet que j'aime bien. En 3ème année, on commence à prendre en charge la pathologie, mais sur ce stage l'organisation a fait que c'était un peu compliqué. On me laissait aller voir les dames seules, mais forcément on me donnait à voir les dames qui n'ont pas de complications, et je suis passée à côté de la prise en charge de quelques pathologies (hypertension de fin de grossesse, thrombopénie (taux de plaquettes trop faible)...). Même si je n'ai pas vu les dames, j'ai essayé de revoir la prise en charge avec la sage-femme pour faire un peu de patho malgré tout. Et pour la prise en charge sociale de certaines femmes, pareil, j'ai surtout observé.
                Puis bon, bah comme il y a deux ans, les prises de sang de nouveaux-nés, c'est mon dada :p J'ai pu en faire plein (puisqu'il y a toujours plusieurs prélèvements par jour, entre les tests de Guthrie et les contrôles de bilirubine/calcémie/etc.)... J'ai appris à bien prendre mon temps, à mettre le bébé en condition pour que le prélèvement soit le plus rapide et le moins douloureux possible, ils font très attention à ça là-bas et je trouve ça super important. Le bébé est sur la table chauffante pendant qu'on prépare le matériel et les feuilles pour le labo, on lui donne son eau sucrée, on le fait téter (parce que la succion, c'est top), et quand il est tout zen, on le prélève sur une belle veine que la chaleur a bien fait ressortir, comme ça, hop, en une minute c'est réglé, et la grande majorité des bébés ne pleurent pas. D'ailleurs les mamans sont toujours étonnées quand on leur ramène leur bébé endormi après le prélèvement :) (Une fois une maman a appelé à la crèche du service pour me demander ce que j'avais donné à son bébé parce qu'il dormait depuis que je lui avais ramené et elle trouvait ça louche, elle croyait qu'on lui avait donné un calmant sans lui dire !! La confiance règne... lol Mais non, j'ai juste donné du sucre, moi.) Le matin, il y a un petit staff avec sages-femmes, auxiliaires de puer et pédiatre, on passe en revue tous les nouveaux-nés et on voit les conduites à tenir avec le pédiatre, quelle surveillance, quelle alimentation, est-ce qu'on autorise la sortie, tout ça, c'est intéressant.

                Bref, bon stage :)
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:20
              
               Oui bon, je sais, je n'ai pas été très assidue l'an passé... Je vais essayer de me rattraper en DP1, troisième et avant-dernière année avant le diplôme, tout ça va arriver tellement vite... C'est flippant ! On a évidemment commencé à nous parler du mémoire, je n'ai aucune idée de mon sujet pour l'instant, il va falloir que j'active un peu parce qu'au 4 janvier 2010 je dois présenter un synopsis qui tient la route, avec sujet, problématique et blablabla. J'ai laissé de la place pour parler de mes stages de deuxième année, si j'ai le temps j'y reviendrai ! Mais pour l'instant, place aux stages de DP1, tous d'une durée de 3 semaines sauf quand c'est précisé :)


stage 1 : Suites de couches

stage 2 : SAMU (2 semaines)

stage 3 : Salle de naissance (4 semaines)

stage 4 : Consultations prénatales

stage 5 : Salle de naissance

stage 6 : GHR (Grossesses à Haut Risque)

stage 7 : Réanimation néonatale

stage 8 : Salle de naissance

stage 9 : ETG (Echographie)


... Sachant qu'il y a deux salles que je connais déjà (ma dernière salle de PP2 où ça s'est très bien passé, et ma dernière salle de PP1 que j'avais juste absolument trop adorée, donc je suis super contente d'y retourner en tant 3ème année, je vais m'éclater), que je connais déjà ce service de suites de couches (fait en 1ère année, très apprécié, et j'y ai bossé cet été, autant dire que je connais bien le service), et que je vais en réa néonat' à la place du SMUR pédiatrique et que ce service a très bonne réputation. J'espère vraiment kiffer mon année :D
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:18
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:17
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:16
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:15
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:14
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:13
- Un jour viendra... -
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:11
- Un jour viendra... -
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 21:04
                               

                En deuxième année dans mon école, on passe une semaine chez une sage-femme libérale, histoire d’avoir un aperçu de cette façon d’exercer notre profession. C’est plutôt sympa, mais pas super bien organisé. Quelques rares SF sont disponibles sur Paris, les autres sont en banlieue voire en graaande banlieue, et évidemment on n’a pas le droit d’en chercher une de notre côté, il faut trouver son bonheur dans la liste qu’on nous propose.

C’est ainsi que je me suis retrouvée à l’autre bout du Val-de-Marne, que dis-je, à l’autre bout du monde, dans ce qui semblait être un village, à la lisière d’une forêt, un bled où la neige tient et où les bus ne passent qu’une fois l’heure après 9h, et tout cela pendant la semaine pré-partiels. Autant dire que le cadre était très motivant. Je m’étais d’ailleurs calé une petite évaluation formative (une évaluation clinique mais pour de faux, quoi) le jeudi, histoire de m’épargner un aller-retour dans la cambrousse.


                Que peut faire une sage-femme qui exerce en libéral ? Des consultations pré-partum (suivi de grossesse mensuel), des cours de préparation à la naissance, des suites de couches, des consultations post-partum (6 à 8 semaines après l’accouchement), de la rééducation périnéale (et très exceptionnellement des accouchements, mais si vous avez vu 66 Minutes sur le sujet, vous savez qu’aucune assurance ne couvre les sages-femmes qui pratiquent les accouchements à domicile, ce qui ne facilite pas la tâche). Les consultations ont lieu dans un cabinet ou à domicile.

                Qu’a fait ma sage-femme libérale la semaine où je l’ai suivie ? De la rééducation périnéale, de la rééducation périnéale et de la rééducation périnéale. Je suis arrivée sans aucune notion dans ce domaine, donc même si c’était un peu rébarbatif, ce stage m’a permis de m’initier à la rééducation périnéale et d’en saisir vraiment les enjeux. Cette SF fait ça en deux temps :

 

 

 

  • Le testing manuel : deux doigts dans le vagin (qui regardent en bas, contrairement aux examens gynécologiques où les doigts sont tournés vers le haut), et on demande à la femme de serrer son périnée (toute la zone musculaire située entre les jambes, sans serrer les abdominaux ni les fessiers) de différentes façons, en insistant sur derrière (genre retenez un gaz), sur le haut (retenez une forte envie d’uriner), sur les côtés (tentez de rapprocher mes doigts). Avec les sensations et la force perçues sur les doigts, on met une note entre 0 et 5.


 

  • La sonde vaginale : dans un premier temps, un influx électrique transmis par la sonde (reliée à une machine, of course) entraîne la contraction des muscles du périnée, on choisit parmi différents programmes qui font travailler plus ou moins en profondeur et de manière plus ou moins intensive, selon le résultat du testing manuel ; la femme doit accompagner au maximum cette contraction en contractant volontairement son périnée en même temps. Dans un second temps, c’est la femme qui devra contracter seule son périnée, pendant X secondes, avec X secondes de repos, et la sonde capte l’intensité de la contraction, la moyenne obtenue est comparée avec celle de la séance précédente et bien sûr on veut que ça augmente. Il y a également des capteurs au niveau des abdo (les femmes les détestent, hinhin), pour vérifier que la contraction du périnée n’est pas faussée par une contraction abdominale.

 


 

Dès le premier jour (au bout du cinquième rendez-vous j’avais à peu près capter les grands principes…), j’ai pu faire le testing manuel, et le lendemain je commençais à m’occuper de la machine. Le dernier jour elle m’a laissée m’occuper complètement de deux patientes que j’avais vues plus tôt dans la semaine, c’était à moi de les coacher et tout, hihi. Bon c’est mignon mais on se rend vraiment compte de l’importance de la rééducation post-partum quand on fait le testing manuel, certaines femmes ont vraiment perdu le contrôle de cette zone de leur corps, pour certaines c’est juste un manque de force, pour d’autres c’est carrément le néant, aucune réponse du périnée, et c’est hyper angoissant de partir de zéro. La rééducation permet de retrouver le contrôle de ses sphincters (éviter les fuites urinaires ou l’incontinence anale), de prévenir du prolapsus (« descente d’organe », l’utérus, la vessie ou le rectum qui sont maintenus par les muscles périnéaux peuvent s’affaisser et éventuellement s’extérioriser), et de retrouver au passage des sensations agréables lors des rapports sexuels. Dix séances sont remboursées par la Sécu, le congé maternité donne du temps, donc pas d’excuse à ne pas le faire.

J’ai assisté à deux cours de préparation à la naissance, un sur les suites de couches et l’autre sur la respiration pendant le travail, ce dernier était plutôt intéressant.

Publié dans : Stages PP2
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